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Métrailler

Le nom ministeralis indique une fonction médiévale : celle de ministre ou fonctionnaire d’un seigneur ; le mot a évolué en ministralis, mistralis, mistral, mestral, et de ce dernier dérivent les diminutifs devenus noms de famille : Mestralet, Mistralet, Mistrallet, Mestrallier, Mistrailler, Metrallioz, Métrailler. Un Jean Mestralet ou Mistrallet, cordonnier, est cité à Sion en 1348.

Dès 1392 paraît à Evolène la famille Métrailler avec Jean Metrallioz, député d’Hérens aux discussions sur le traité de paix avec la Savoie.

La famille s’est ramifiée avant 1800 à Grimisuat, Randogne, Vex, Salins ; au 19ème siècle, une branche de Vex est remontée à Nax et une de Salins aux Agettes. Un rameau est agrégé à Nendaz en 1872 ; d’autre part, Joseph, fils de Jean, originaire des Haudères, est reçu à la bourgeoisie de Sion en 1897.

Autres armes :

Coupé d’argent au lion issant et couronné d’or, et losangé de gueules et d’argent.
Ecartelé : aux I et IV coupé d’argent et de gueules au Pégase d’or brochant, celui du I contourné ; aux II et III d’or à l’aigle contournée et essorante de sable.
Coupé d’azur à une couronne d’or, et de gueules plain ; au chef d’Empire : d’or à l’aigle couronnée de sable.
D’argent à un harpon d’azur posé en barre et chargé en son milieu d’une quartefeuille brochante ou d’un nœud de gueules, accompagné en pointe d’un mont de 3 coupeux de sinople.

« De sable au cœur d’or, surmonté de 2 étoiles à 6 rais du même».
 

 

  • Fond: noir (de sable)
  • Coeur: jaune (d'or)
  • Etoiles: jaune (d'or)

Ces armes, relevées dans la collection Ritz, s’inspirent d’un portrait d’Antoine, curé de Savièse, 1848, où le cœur était de gueules (rouge) , ouvert d’une plaie d’où tombaient quelques gouttes, et surmonté d’une croisette d’argent (blanc), sur fond d’azur (bleu). Sans doute était-ce là un thème religieux plutôt qu’un blason de famille.