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Quantitativement, les Bourban ont « mal passé » le 19ème siècle. Au 4ème rang des familles nendettes en 1822, la statistique les démontre 8ème en 1922, rang qu’ils occupent encore aujourd’hui, avec 327 individus. La cause essentielle de ce recul ne semble pas être l’émigration puisque le patronyme se trouve en bonne place, proportionnellement à l’ensemble des familles, parmi les domiciliés. 193 Bourban vivaient à Nendaz, ces jours passés, dans la quasi-totalité des villages, avec une nette préférence pour Haute-Nendaz, Basse-Nendaz, Aproz et Brignon.
Cités comme aborigènes de Nendaz, les Bourban sont attestés depuis le 14ème siècle. La première mention est relevée en 1342, mais à Martigny. Il faudra attendre le début des années 1700 pour les trouver attestés en nombre. L’orthographe du patronyme a peu varié : Burbant, Bourbant, Bourgban. Cette dernière nous semble intéressante pour en expliquer l’origine. L’abbé Pierre Délèze classe le patronyme dans la catégorie « des noms empruntés aux circonstances locales d’habitation », mais se garde d’en dire davantage. L’historien Paul de Rivaz s’avance un peu plus et pense que l’explication pourrait provenir d’une mesure de « mise au ban du Bourg » (de Conthey) d’un indésirable, il y a fort longtemps. Mais au fait, rien n’est certain.
La famille a donné quelques personnages anecdotiques ou célèbres dont, entre autres, François Burban, compagnon de l’explorateur français Jules Crevaux, mort en Bolivie et cité par Jules Verne, ainsi que le chanoine Pierre Ferdinand Alexandre Bourban, professeur, historien et archéologue dont la biographie a été écrite par ses confrères M. Michelet et I. Dayer.
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