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De toutes les familles nendettes, la famille Délèze est la plus anciennement attestée, la première annotation datant de 1219.
Elle est aussi parmi les plus nombreuses. En 1822, le patronyme n’est devancé, en quantité, que par les Fournier et les Praz ; un siècle plus tard, par les Fournier seulement. Le recensement des bourgeois de Nendaz au 31.12.1974 dénombre 604 Délèze. Les femmes sont légèrement plus nombreuses (313) que les hommes (291). Un peu plus de la moitié habitent Nendaz, répartis dans tous les villages, mais avec une nette prédominance à Haute-Nendaz.
Les historiens trouvent au patronyme deux significations. Les uns pensent que le nom est emprunté à la « délèze » ou « dérèse » qui est une porte à claire-voie ou une porte de clôture de pâturage. Cette explication a le mérite d’avoir été retenue par la science héraldique puisqu’elle sert de base au blason. Les autres, et parmi eux l’abbé-historien Pierre Délèze, avancent une autre origine. Le patronyme serait issu de l’ancien fief nendard de « Heis », les plus anciennes annotations, notamment celles de 1219, mentionnant un « Pierre de Heis » et un « Amizo de Heis ». Le hameau lui-même fait l’objet de controverses. Il se situait sur la rive droite de la Printse, cela est certain, mais où exactement ? A-t-il disparu ou s’appelle-t-il aujourd’hui Verrey ? La question n’est pas entièrement élucidée. Les Délèze descendent-ils des lointains habitants de ce lieu mystérieux ?
L’évolution de l’orthographe à travers le temps n’aide pas à choisir entre ces deux théories, car elle a été apprêtée à toutes les sauces : de Heis, de Eis, Deys, Deleysi, de Lise, de Lèze, de Lesi, Delese, Delise, etc… etc…
Au rang de l’anecdote, il est probable que les derniers habitants du Visinand (hameau détruit par la peste) furent des Délèze. Se sont les registres paroissiaux de la fin du 17ème siècle qui le signalent au chapitre des sépultures.
Au rang des « expatriés », signalons que des Délèze ont été agrégés bourgeois de Dardagny en 1934, de Veyrier (Genève) en 1950, de Satigny en 1951, d’Aigle en 1958. |