Le nombre des Glassey progresse. Au 8ème rang quantitatif des familles nendettes en 1822, elle se retrouvait 5ème vers 1920 déjà. Elle garde ce rang aujourd’hui encore, mais l’écart sur les familles qui la précédaient au siècle passé s’est énormément agrandi.
Le recensement des bourgeois au 31.12.1974 dénombrait 451 Glassey. On sait qu’au 31.12.1977, 241 d’entre eux habitaient Nendaz. Si l’on tient compte des Glassey habitant Veysonnaz on peut affirmer qu’il s’agit là de l’une des familles nendettes qui a proportionnellement le moins connu d’émigration.
Les Glassey d’aujourd’hui habitent surtout Basse-Nendaz (1/3 d’entre aux) et Baar (1/4). Les autres sont disséminés à Haute-Nendaz, Beuson, Brignon et Clèbes.
Fait curieux, les publications spécialisées de notre époque se taisent sur l’origine exacte du patronyme. Seul Paul de Rivaz, dans un chapitre de « L’essai d’histoire du district de Conthey », livre qui date du début de ce siècle, tente une explication. Il classe la famille Glassey parmi celles dont le patronyme est issu d’un nom de lieu ; mais lui aussi n’en ajoute rien. Si l’on examine l’orthographe ancienne du patronyme (successivement : Glacier, Glassier, Glasser, Glassei, Glacey, Glassey) il apparaît facile de déduire l’apparenté avec le glacier du fond de nos vallées valaisannes. Nous nous y garderons cependant, faute de preuves.
Les Glassey sont connus depuis le 14ème siècle (1322) dans le val de Nendaz, comme leurs homonymes, les Glassey de Mase, qui occupent le val d’Hérens depuis la même époque (1305). Les similitudes des orthographes et des armoiries font penser qu’il pourrait bien s’agir, très anciennement, de mêmes familles.
Les Glassey retenus par l’histoire sont essentiellement des notables de Veysonnaz et de Clèbes, auxquels nous ajouterons un président de Nendaz (Marcellin) et un vice-président de Saint-Maurice (André).