2, un chiffre qui doit convenir aux Praz … car, 2ème ils sont au rang quantitatif des familles bourgeoises de Nendaz avec 689 hommes et femmes (au 31.12.1974) après les Fournier ;
2ème aussi au rang des patronymes nendards les plus brièvement écrits, après les Bex (famille comptant encore 24 unités dont aucune n’est domiciliée) et à égalité de lettres avec les Loye.
2ème encore au rang des familles les plus anciennement attestées, puisque annotée pour la première fois en 1221. D’un poil, les Délèze s’en viennent revendiquer ce titre, eux, reconnus depuis … 1219.
2ème enfin à l’intérieur même de leur pays au rang des familles les plus harmonieusement réparties dans tous les villages, après les Fournier une fois de plus.
De prato (du pré) et de pratis (des prés) furent des patronymes très répandus à travers le Valais dès la fin du 12ème siècle. Ils avaient leur équivalent en allemand : An den matten, aujourd’hui Andenmatten. La première annotation est pour une femme : Marie de Prato, censitaire du chapitre de la cathédrale.
C’est là l’origine des Praz qui, à Nendaz, demeureront longtemps cantonnés à Clèbes et à Veysonnaz. L’orthographe actuelle est très ancienne puisqu’on la rencontre en 1347 déjà sur un document des archives communales.
Au 14ème siècle, des Praz ou des de Prato sont signalés dans presque tout le canton : Vercorin, Salquenen, Vex, Naters, Anniviers, Sion, Savièse, etc… On ignore s’il s’agit d’une même souche familiale, ce qui semble peu probable. Il n’empêche qu’aujourd’hui, seuls demeurent les Praz qui sont tous d’origine nendette. Quelques rameaux de Nendaz et de Veysonnaz ont été agrégés récemment à d’autres bourgeoisies : à Riddes au 19ème siècle, à Genève en 1930, à Salins en 1957, à Neuchâtel en 1958.
Jusqu’en 1800 la famille Praz a surtout donné des magistrats ; depuis cette date elle semble avoir fourni essentiellement des prêtres.
La famille Praz a repris les armoiries de la famille de Prato, de Martigny, aujourd’hui éteinte.